Panthéon

Un article de Le Codex de Cyborn.

"Bien que chaque peuplade ait son propre panthéon, il n'est pas rare de voir, dans les tribus proches d'une race différente de la sienne, un phénomène d'échange, de partage, si ce n'est d'osmose entre leurs diverses divinités. De là à conclure comme certains qu'il n'y a qu'un dieu ou qu'il y en a une infinité, comme certains soit-disant érudits le font, il n'y a qu'un pas que les vrais sages ne feront pas."

"Depuis que Keldun renaît de ses ruines, j'ai pu côtoyé et discuté avec des personnes venant de toutes contrées. Il est ainsi toujours intéressant d'en apprendre plus sur des Dieux oubliés ou ignorés... Mes dernières discussions m'ont permis de découvrir un peu plus les croyances des Khansheks, et surtout de leurs grands nomades."


Sommaire

Divinité Glyshs

Glyshka

Celle qui glisse par delà les étoiles. Elle est à la fois la déesse du Vent qui gèle le bout des oreilles des Glyshs lorsqu'ils dévalent les pentes enneigées, mais aussi la déesse de la Joie et des Plaisirs. Symbolisant également la Liberté, elle est souvent représentée portant une toque de plumes et arborant une longue cape de plumes d'oie.


Divinités Norjdiks

Audric

Actuellement Grand prêtre : Glaz/Teu Gouar.


Assimilé au rôle de Protecteur et à l'Esprit de Groupe, le loup est l'esprit animal le plus couramment vénéré chez les Nordjiks. La légende dit que Sâasha, jeune épouse du premier grand chef de tribu Nordjik, Godrikk, et alors enceinte de quelques mois, s'était aventurée trop loin de son campement et fut prise dans une tempête effroyable. On ne la vît pas réapparaître de tout l'hiver et tous la crurent perdue à jamais. A la fin de l'hiver, elle revînt, perchée sur le dos d'un loup gigantesque qui l'amena devant la hutte de son mari. Une fois, le loup parti, la femme raconta qu'elle s'était égarée dans la tempête et qu'elle croyait sa dernière heure venue, quand elle se retrouva entourée par des loups qui la conduisirent dans une grotte et veillèrent sur elle pendant tout l'hiver, lui fournissant chaleur et nourriture. Plusieurs mois s'écoulèrent, quand vînt le jour tant attendu de la naissance du fils de Godrikk. Ce même jour, le loup fît a nouveau son apparition et se dirigea vers la hutte de Saasha et Godrikk. Il se coucha devant la porte, empêchant quiconque de s'approcher de la hutte et y resta jusqu'aux premiers cris de l'enfant. Godrikk sortit, portant son fils a bout de bras. Apercevant le loup, il demanda qu'on lui apporte le bracelet d'or qu'il avait fait gravé au nom de son fils Audric et le remit au loup. Celui-ci le prit dans sa gueule et reparti vers la forêt. Depuis ce jour, l'esprit protecteur d'Audric est vénéré parmi les Norjdiks, et à chaque chasse, un animal est abattu et abandonné par les chasseurs : la part du loup.


Gor

Vénéré par la plupart des guerriers Norjdiks, Gor ou l'esprit ours incarne l'esprit Guerrier et la Force Brute. Il est au côté des valeureux qui donne leur vie pour protéger celle des autres. Il est la loi, la guerre, l'honneur et le sacrifice de soi-même. Les lâches doivent craindre son courroux et son inflexibilité et il éprouve peu de pitié pour ses adversaires. C'est une des divinités les plus populaires des contrées norjdiks. Nombreux sont les héros à avoir accompli quêtes et croisades en son nom, et tous les kurghans prêtent serment de fidélité à Gor pour que leurs règnes soient justes et honorables.


On raconte qu'un jour, la famille d'un chasseur Nordjik s'était retrouvée piégée sur une bande rocheuse, complètement cernée par les eaux tumultueuses d'un torrent grossi par la fonte des neiges. Un ours serait venu sur l'une des berges et aurait déraciné un arbre pour permettre à la famille de quitter l'îlot de fortune qui allait être submergé. C'est peut être cause de cette histoire que la chasse à l'ours est tout un art chez les Nordjiks. Il est en effet formellement interdit pour tout chasseur ou guerrier d'attaquer ce noble animal à l'aide d'un arc ou d'une quelconque arme de jet.


Myshka

Bien que peu de Nordjiks se lancent dans cette voie, Myshka est vénérée par ceux qui vivent de la chaparde mais aussi par les commerçants. Elle est le symbole de la Ruse et de la Chance mais également de la fortune.


Il y a fort longtemps, on dit qu'un norjdik s'éloigna de son campement. On dit que ce jour-là était terriblement froid et mortel car c'était le début de l'hiver. On dit qu'une épidémie de fièvre bleue faisait rage et emportait les plus frêles. On dit aussi que ce norjdik, bien que valeureux, se montra fort imprudent car il se moquait de la neige, des tempêtes et du mauvais temps. Il les brava pour trouver un remède conseillé par les guérisseurs de sa tribu. On dit qu'il était bien fou. Il voulut tant braver les dangers qu'il fut molesté et battu par des pilleurs qui lui prirent tous les maigres biens qu'il possédait. Pourtant sur sa route, il croisa un animal étrange aux yeux intelligents et pourvu d'une longue queue. Un animal fin et se déplaçant sur ses deux pattes arrière d'un pelage blanc comme la neige sur le haut du corps, et d'un marron profond sur l'arrière train capable de grimper partout et de se camoufler dans le paysage. On dit que la nuit passa, fort longue et que nulle chasse n'était possible. Pourtant au matin, le norjdik bien malheureux après ses mésaventures s'aperçut que tous ses biens lui avaient été rendus sauf les maigres réserves de nourriture et pour cause, les voleurs furent volés à leur tour ! C'est en levant les yeux que le jeune chasseur vit l'animal occupé à faire ripaille avec ses propres réserves. Le jeune chasseur l'appela alors chapardeur, au fil du temps myshka, l'esprit singe fut vénéré. Myshka, qui prend sous son aile les plus agiles pour leur apporter chance tout en leur insufflant la ruse. Quand un voleur souhaite dérober une bourse sans se faire prendre, quand on désire attirer la chance ou réussir en affaire, il est conseillé de toujours laisser une pièce symbolique pour Myshka en remerciement.


Quoedrin

Étrangement, Quoedrin, ou l'esprit Rat, est un symbole d'Espoir et d'Harmonie qui veille sur l'équilibre des forces naturelles. Les traditions Nordjiks confèrent en effet à ce petit animal, des talents insoupçonnés pour s'adapter et survivre à toutes les conditions et les maladies tant dans la nature que dans le monde à l'état brut et sauvage. Il n'est pas rare qu'un sanctuaire lui soit dédié par des druides ou chamans norjdik. Son courroux peut être terrible si on pille les ressources de la nature.


Askel

Symbolise l'érudition et la Sagesse.


Sans nul doute parce que la chouette ne ferme jamais les yeux, semblant toujours observer calmement le déroulement des choses. On dit que la chouette hulule et rend visite aux sages et érudits pour leur inspirer savoir et connaissance.


Askel est surtout priée par des lettrés et des érudits, fort peu nombreux au sein du peuple norjdik. Elle est omnisciente et l'on dit que ses connaissances et idées incommensurables sont distillées avec beaucoup de parcimonie afin que son pouvoir ne soit offert inconsidérément aux norjdiks trop prompts à la guerre. Elle aide parfois à accomplir des progrès dans des domaines divers mais représente aussi la mémoire du monde. Parfois autorise t-elle certains à entrevoir leur avenir par des voyages oniriques ou la consultation d'oracles comme la célèbre Oracle d'Hyurne consultée surtout par les femmes.


Dolgar

Esprit de la Mort et du Repos des Âmes.


Il est le gardien des âmes, celui qui compte les vies, veille sur le destin de chacun et vient chercher les norjdiks pour leur dernier voyage. Il est peu prié au sens propre du terme mais respecté par chacun. Son nom est prononcé pour s'attirer un destin paisible et sans heurt ainsi qu'une protection dans l'autre monde. Il est d'ailleurs fréquent de lui faire des offrandes pour payer sa traversée sans encombre avant sa mort ou pour l'apaiser lorsqu'il se présente trop souvent.


La légende dit que Dolgar apparaît aux yeux de celui ou celle qui est aux portes de la Mort afin de le guider et de veiller sur son âme jusqu'à avoir trouvé la place qui sera la sienne dans son royaume. On dit également qu'il a besoin d'un nombre d'âmes précis par saison et que nul ne peut lui échapper l'heure venue.


Eilèn

Esprit de la Compassion et de la guérison.


Bien que ce soit paradoxal, elle représente la bonté et l'empathie qu'il y a en chacun des norjdiks mais aussi la vie. Très populaire dans les contrées norjdiks, son culte est célèbre pour ses ordres de guérisseurs. On la vénère pour sa protection, et pour se garder des maladies ou de la souffrance. La plupart des ordres guerriers comptent dans leurs rangs des chamans d'Eilèn, car aussi singulier que cela puisse paraître, elle ne supporte pas la violence mais considère que la guerre est un mal nécessaire pour la survie des peuples. Elle est également priée par les jeunes amoureux ou futurs mariés comme par les femmes désireuses de concevoir un enfant voire celles déjà enceintes.


Divinités Froerins

Yssandre

Actuellement Grande prêtresse : Iltania.


Dame de l’Hiver dont les larmes glacées transpercent le ciel pour enrichir les cours d’eaux et les lacs afin que la vie inonde le monde. Elle est la Dame la plus vénérée sur Hiemisla tant ses manifestations sont nombreuses. (Froerins & Glyshs)


Fille d'Yshushsir l'arbre créateur, sœur de Belgadis et Kalista, Yssandre est née d'un lys blanc pur comme la neige. Déesse de l'hiver mais aussi de la pluie, de la fertilité et prospérité chez les froerïns, elle est celle qui fait pousser les choses et les recouvre par ses larmes, tour à tour bienveillante et cruelle, alors qu'elle est la gardienne des quatre jarres sacrées de l'univers dont elle répand le contenu sur la terre. La première contient la pluie bienfaisante, la deuxième la maladie, la troisième le gel, la quatrième la sècheresse. Ce sont la deuxième et la dernière qui causent ses tourments au point qu'elle en verse des larmes glacées plus que de raison.


Selon une légende, les mers entourant le continent mais également les fleuves, rivières et lacs se sont formés avec quelques gouttes de son sang tandis que de sa tristesse, se sont formées les montagnes. L'on dit que parfois, elle erre sous la forme d'une naïade ou d'une sirène afin de trouver réconfort auprès d'un être qui saura l'aimer avec des sentiments d'une pureté immaculée.


Son principal temple se trouvait entre une chaine de montagne, un vaste bâtiment de marbre décoré de mosaïques. Aujourd'hui disparus quand les Dieux refirent le monde, il y a plus de 3500 ans, pour détacher Hiémisla du grand continent. Certains écrits disent que le temple se trouverait profondément enfoncé dans la mer, près de la baie aux dauphins.


(modifications à venir)



Kallista

Actuellement grande prêtresse : Meneltindë


  • Ton esprit est ton temple,
  • Et ton esprit est plus vaste que le monde au dehors.
  • Tu as en toi tous les chemins sur lesquels ton corps pourrait errer.


Dame du Crépuscule. apportant le repos des êtres dans la douceur de ses ténèbres.


Fille d'Yshushsir l'arbre créateur, tout comme Belgadis, née d'un nymphéa d’une teinte rouge crépusculaire, Kalista est également la reine de la danse spirituelle qui unit les différentes forces visibles et invisibles entre l'eau-delà et Hiémisla dont chaque pas, chaque geste a une signification bien particulière, visant l'équilibre et l'harmonie entre esprits des vivants et esprits des morts. Elle est considérée à tort comme la déesse de la Destruction et de la Renaissance alors qu'elle partage ces deux pouvoirs avec sa sœur Belgadis. Elle est représentée avec un croissant de lune noir, symbole de clairvoyance, l'œil qui veille au niveau du nombril; et avec un serpent enroulé autour du corps qui vient se mordre la queue : symbole du cycle perpétuel, le fameux shel'dariat mais aussi de la maitrise des passions. Sa nuque est ornée du nymphéa crépusculaire et la tradition veut qu'une future grande prêtresse, dont les talents sont présents, reçoive ce symbole en guise de dévotion sous forme de tatouage dès qu'elle devient jeune fille. Sa vie sera alors entièrement dévouée à la Déesse.


Son corps est d'ailleurs couvert de différents tatouages et glyphes expliquant la création du monde tandis qu'apparaissent parfois, différentes prophéties en filigrane sur sa peau invisible à l'œil nu, que seule, la grande prêtresse peut apercevoir à des moments bien précis selon les célestes liturgies, auxquelles elle seule peut procéder. Un œil blanc qui se ferme parfois, un œil rouge. Quand les deux lunes d'Hiémisla veillent sur la nuit, Kalista observe le monde. Elle représente en effet la source créatrice en sommeil.


De sa chevelure parsemée d'étoiles, s'écoule l'eau-delà, fleuve sacré de la mort dans lequel nagent et se noient les esprits des défunts n'ayant semé que trahison, haine et perfidie tandis qu'elle accompagne vers son monde, ceux qui connaitront un nouveau cycle à venir. Sa monture est un kimbirâ, l'oiseau enchanteur qui fait lui-même l'objet de quelques croyances païennes. Kalista reste un personnage complexe et ambigu, prônant l'empathie, la bienveillance, la recherche et l'harmonie de soi en équilibre avec le monde mais également l'égoïsme sous ses formes les plus ascétiques. Elle glorifie les plaisirs épicuriens et le sybaritisme en favorisant le phénomène de reconnaissance propre aux froerïns du moment que cela amène un apprentissage spirituel de soi, ainsi que la violence quand elle est nécessaire car de la vie nait l'expérience. Jamais, elle ne refusera le sang qui s'écoule ni les sacrifices inévitables, bien au contraire. Ce qui en fait une divinité à double tranchant, à trois visages comme le cycle lunaire dont le culte est tenu par une unique grande prêtresse qui accepte parfois, un chevalier de Kalista pour la protéger, et quelques vestales au nombre de deux pour personnifier les trois phases lunaires primordiales. Les précédentes reines de la forêt des songes, à ce sujet, passèrent quelques pactes et érigèrent des lois pour assagir les dogmes mais nul ne s'en souvient plus vraiment, la morale se voulant désormais vertueuse.


Une prophétie indique d'ailleurs que la Grande prêtresse de Kalista et le Grand prêtre de Belgadis doivent s'unir charnellement en un temps et lieu précis lorsque les astres seront alignés, pour servir de réceptacles aux Déesses et ensuite donner naissance au futur prophète Froerïn qui amènera le Renouveau, une ère nouvelle et le peuple Elfe vers sa suprême apogée. Des siècles que l'évènement est attendu et que c'est sujet à tensions tant politiques que religieuses. D'ici quelques décades, sans doute moins, d'après les prédictions généthliaques, le présage devrait enfin se réaliser.



Belgadis

Actuellement Grand prêtre : Ethelbert.


Dame de l’Aurore dont la lumière berce le monde chaque matin.


  • Tu consacreras ta vie à la sagesse, à l'apprentissage de la sagesse
  • Tu consacreras ta vie à la diffusion de la sagesse avec humilité et abnégation.
  • Car c'est par la sagesse que Belgadis éclaire Hiémisla.
  • Par la sagesse qu'elle la brisera si les créatures ici-bas agissent en mal.


(modification à venir)



Enëssheïdë

Actuellement "grand prêtre" : Correlon


Déesse de la guerre.


Son nom signifie mot à mot "la première combattante". Il s'agit de la divinité de la guerre des Elfes de Hiemisla, ou plus exactement de la divinité des combattants. Contrairement à beaucoup d'idées reçues, cette divinité est féminine mais compte autant d'adeptes mâles que femelles au sein de la nation elfique. C'est une farouche déesse, accessible toutefois à une certains forme de pitié. Son dogme a deux axes majeurs :


  • celui d'une mort glorieuse au combat
  • Le respect de l'adversaire.


Ce dernier se manifeste dans le refus de toute souffrance inutile: donner une mort rapide (voire immédiate), achever les mourants sur le champ de bataille, abhorrer la torture, tout cela fait partie du dogme. Bien que peu d'élus aient contemplé le visage de leur déesse avant de franchir la rivière, Enëssheïdë est représentée sous les traits d'une elfe aux longs cheveux rouges et aux yeux noirs. Elle porte une cotte de maille et des bottes hautes; un cimeterre bat contre son flanc, un bouclier se trouve dans main gauche et sa main droite tient une lance.



Divinités des nomades kansheks

VloKhor

Actuellement grande chamane : Lhykania Saran


Très présent dans les anciens temps, son culte s'est tari au fil des siècles. Considéré comme une ancienne croyance païenne, il n'est vénéré aujourd'hui que par quelques tribus Khansheks éparses aux confins les plus reculés de Hiemisla. Il est souvent représenté et se retrouve souvent utilisé en orfèvrerie tribale pour la confection de bracelets en métal précieux, mais rares sont les Khansheks aujourd'hui qui en conserve la signification dans leur mémoire...


Chez certaines tribus de grands nomades, il est le Dieu titulaire. Il symbolise le savoir faire, l'agilité et la force mêlée. Souvent associé au temps passé et à venir, il est à l'origine des pratiques divinatoires des tribus nomades. Il est dit que lorsque femme pratique la divination, Vlokhor vient lui parler directement à l'oreille.



Lorkhan

Dieu de la Chasse, frère jumeau de Tamara

Symbole : L'Arc et la Flèche



Tamara

Déesse de la Pêche, sœur de Lorkhan Khansheks

Symbole : Le Harpon


Berit

Berit est vénérée par ceux qui vivent de la chaparde, elle est le symbole de la Ruse et de la Chance.


Varghona

Assimilée au rôle de Protecteur et à l'esprit de Groupe. Symbolisée par une louve dans les tribus Khanshek, il incarne aussi le culte de la famille et de la maternité (La femme ayant ainsi une place privilégiée et respectée dans les clans et tribus car garante de la cohésion du groupe et mère protectrice.)


Roothar

Guide du voyageur. Il est le Dieu prié pour assurer sécurité et prospérité aux nomades lors de leurs errances.



Divinités Nirzhads

Niron

Dragon du Fer et de la Forge.


Symbole : Dragon à la peau de fer et crachant des Flammes


Dans les légendes nirzhades, il est dit qu'au commencement les nirzhads vivaient dans des grottes naturelles, chassaient de petits animaux et pratiquaient la cueillette. Ne pouvant avoir le dessus sur des grands animaux bien mieux pourvus qu'eux pour se défendre, la nécessite de fabriquer des armes pour la chasse s'est fait ressentir. Un jour que le ciel grondait, un immense dragon a survolé la région, soufflant des flammes par les naseaux, calcinant les arbres. Pourtant un nirzhad osa s'aventurer au dehors et alla voir ce que faisait le dragon à ainsi tournoyer et souffler le feu sur la paroi de la falaise. Ce que vit alors Orghir, puisque c'était son nom, allait bouleverser l'histoire de son peuple. Les souffles de feu répétés du Dragon avait fait saigner la montagne : celle-ci suintait en effet un sang aux reflets argentés qui s'écoulait le long de la paroi. Une fois que le flot argenté fut suffisant, le dragon se posa et frotta son bas-ventre dans la flaque gigantesque de métal en fusion qui s'était formé en contre-bas. L'intrépide nirzhad comprit alors ce que faisait le dragon. Celui-ci était en fait blessé, l'une des immenses écailles de la partie inférieur de son corps longiforme avait été arrachée et il était en train de la remplacer en trempant et retrempant son corps dans la flaque bouillonnante. Une fois cette partie de son corps recouverte de la pellicule argentée, il s'envola et puis se vautra dans la neige. Une abondante fumée apparue la où le dragon s'était posé. Lorsqu'il s'envola à nouveau, Orghir put constater que son écaille avait été remplacée par une couche solidifiée de ce liquide. Le secret de la forge venait d'être révélé au peuple nirzhad...


Ghemniss

Dragon de la Richesse et de la Luxure.

Symbole : Dragon portant un Joyau Noir enchassé dans le front


Ghemniss est adulée par nombre de marchands qui souhaite s'enrichir mais aussi par de nombreux mineurs qui la prient chaque jour dans l'espoir qu'au hasard de leurs excavations, ils découvrent un filon de métal précieux ou de gemmes. Une légende raconte qu'un nirzhad particulièrement disgracieux et sans amis, découvrît un jour un joyau d'une grande puret, d'une taille sans précédent et d'une couleur aussi sombre que la nuit. Dissimulant sa précieuse trouvaille sous un pan de sa tunique, il rentra chez lui et s'enferma pour contempler sa trouvaille à l'abri des regards indiscrets. Il finit par s'endormir et rêver à tout ce qu'il pourrait s'offrir en revendant son précieux joyau. Au matin, il se réveilla mais le joyau avait disparu. Il entra dans une colère folle devant cette disparition, quand il s'aperçut qu'une magnifique jeune femme dormait paisiblement dans son lit. A sa vue, toute colère disparut de son esprit tant il était fasciné par tant de beauté. C'est en la regardant dormir qu'il comprit : De tous les rêves de richesses, de festivités, de pouvoir qu'il avait fait, c'était ce qu'il désirait le plus, une femme qui l'aime en dépit de son apparence. On ignore si cette légende a un véritable fondement, mais en attendant, nombreux sont les nirzhads qui creusent la roche dans l'espoir de trouver pareil joyau...


Narzül

Dragon de la Pierre et de la Mine.

Symbole : Dragon à la peau de pierre


Divinités Gelbloïns

N'Kragrash

Il est l'esprit belliqueux, le semeur de mort qui se repait du sang des vauriens. Il n'admet aucune pitié, aucune compassion, aucune faiblesse. Il est le guerrier farouche. Il est le symbole d'une armée impitoyable qui marchera sur Hiémisla jusqu'à en détenir chaque parcelle de terre par la force d'un seul bras, par la force d'un seul coup de hache qui viendra faire rouler les têtes ennemies.


Il est dit qu'il y a fort longtemps l'armée gelbloïn était en marche contre les nirzhads. Malheureusement, les nains furent plus prévoyants et ajustèrent nombre de pièges pour mettre les garnisons des verts en déroute. Nombreux furent les gelbloïns à tomber au combat. On dit qu'un cri s'éleva dans les rangs désordonnés et que le sang coula alors comme la lave du grand volcan, inondant les terres sous la force d'un seul. N'Kragrash, valeureux et farouche belligérant qui par sa masse imposante, sa puissance de frappe décapitait ses victimes avant de boire leur sang pour ensuite dévorer leurs cœurs encore palpitants. De ceux qu'il avait condamné à l'agonie, il ne restait généralement rien et c'est par son infatigable acharnement que la défaite des nirzhad eut lieu, forçant le respect et l'admiration. Ainsi fut-il proclamé chef des armées avant de mourir de vieillesse. Il remporta nombre de croisades. Il est dit que certaines fresques relatent ses nombreux exploits dans les grottes de Berdaröt et que c'est sa force dévastatrice, sa bravoure et sa détermination qu'on appelle en cas de conflit ou de guerre. Pour honorer sa mémoire, il est courant de lui offrir des victimes en sacrifice et de se repaitre des entrailles de ceux qui doivent mourir pour absorber leurs puissances mais aussi pour se donner du courage.



S'kragnak

L'esprit du grand volcan.


Il est dit qu'à une époque lointaine, le grand volcan éructait le sang de la terre quand on le fâchait. Tout était alors dévasté : le sang de la terre recouvrait tout puis séchait, faisant nombre de morts. Quand la terre gronde, le sol tremble : c'est signe de mécontentement de S'Kragnak. On dit alors qu'un vieux sage entreprit à l'époque de passer un pacte avec l'esprit du volcan et qu'il réussit. On ne sut jamais comment même si quelques fresques relatent cet exploit. A chaque saison pour l'apaiser, les gelbloïns s'assurent alors de sacrifier une soixantaine de glyshs pour honorer le dit pacte en faisant une fête qui se termine généralement par des combats autour de vins servis dans des crânes. Les gelbloïns sont convaincus que c'est S'kragnak qui les créa mais aussi qui, autrefois, creusa des tunnels au dessus de leur village souterrain en affaiblissant le plafond de celui-ci et le réduisant en poussière au fil du temps. Ce qui leur permit alors de sortir à l'extérieur mais surtout, de détenir un endroit où vivre : Berdaröt. On dit aussi que le Orig'Tar'tk (Temple des Origines) lui est dédié.



Vrak'Alo

L'esprit hurleur aussi nommé le Sauvage.


Si le vent siffle dans les montagnes, si la bise est glaciale, c'est Vrak'Alo qui s'exprime et chante les louanges du peuple gelbloïn. Parfois, il souffle tellement fort qu'il ramène les tempêtes : il est en colère alors les femelles dansent pour lui au son des tambours. Des danses désordonnées pour céder aux passions, surtout les plus basses. Quand les mâles combattent, les femelles parlent avec Vrak'Alo. Il est le représentant de tous les esprits. Il est Celui qui vient parfois apporter conseils et nouvelles, qui emporte aussi les cris des mourants. Il est Celui qui permet le contact avec le monde des esprits. C'est à travers lui que les Sages demandent leur aide. Il est comme un océan invisible à l’œil nu qui cohabite avec le monde réel. Il est le souffle du monde, constitué des esprits des défunts, des animaux, des plantes, et même des pierres. Il est le lien sacré entre visible et invisible qui porte les messages entre les deux mondes. Il est très respecté et tous les gelbloïns craignent de provoquer son courroux.

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